Le Blog Eliel

0

Il a 39 ans et a suivi des études d’art, dans la rue, il dessine souvent des animaux : lion, girafe, hippopotame, gorille, pélican, bison… auxquels il donne des noms. Par un subtil travail de mise en volume par la forme, il parvient à créer une oeuvre qui évoque la fragilité, l’éphémère et la beauté.

« Faire un mur, peindre sur toile, il n’y a pas de différence pour moi. Le milieu du graffiti véhicule l’idée que l’action dans la rue est le seul art noble. Je ne partage pas cet avis. Je ne me donne pas de limites. Tous les espaces sont à investir. J’interviens chez les gens, en galerie, dans les écoles, en forêt, en ville. Je n’ai pas d’amour particulier pour l’urbain. Je dessine, c’est tout. Pour moi, le lieu n’a pas d’importance. « 

 

paris culturel baudelocque

 

Philippe Baudelocque tire plaisir à chacune de ses réalisations. Des gens pratiquent le yoga pour être en harmonie avec eux-mêmes, lui, c’est le dessin. De fait, dessiner lui sert à se recentrer. « Etre centré dans le corps permet d’exécuter le bon geste. Quand je ne le suis pas, le trait est moins droit ».

C’est le hasard qui l’a amené à constituer cette œuvre singulière faite d’animaux aux corps composés de multiples motifs répétés. https://www.acheterviagrafr24.com/viagra-pour-homme/ « C’était en mai 2009. Je me promène dans Paris avec un ami. Nous croisons un mur peint en noir dans une rue. Il s’arrête et me dit : « Il n’y a plus qu’à y faire un mur à la craie. » L’idée m’a réjoui. J’ai demandé l’autorisation au propriétaire et voilà comment « Cosmic Animals » a débuté. Le sens de la démarche est venu après. »

 

PhilippeBaudelocque10

 

Ce qui frappe dans le travail de l’artiste, c’est la richesse des détails qui permettent les valeurs de gris et les contrastes. Des surfaces blanches crayonnées aux motifs multiples et variés composent une curieuse cartographie qui attire le regard. L’improvisation et la spontanéité participent à cette sensation de légèreté. Seul le dessin de l’animal qui forme la structure est préparé à l’avance. Les motifs qui servent à remplir la surface sont le fruit d’une improvisation codifiée. Pour enrichir son inventaire, il crée de nouveaux modèles en les assemblant. Il ne souhaite pas qu’on les photographie mais viagra sans ordonnance veut bien les montrer. « Pas besoin de posséder les choses pour s’en nourrir » dit-il dans un sourire, comme pour s’excuser.

(via Street Art Paris)